NOTE : Ce site est en construction. N'hésitez pas à revenir !
Les pyramides d’Égypte sont-elles les plus anciennes ? La question est encore sans réponse ! Quoi qu’il en soit, toutes les pyramides participent du Continuum Technique des “Ouvrages Tumulaires vernaculaires” du monde entier, faits de pierre ou de terre et réalisés par l’Homme : tumulus, dolmen, bazinas, djedar, collines artificielles, pyramides amérindiennes, chinoises, etc., dont le mode générique est explicité par les ouvrages mineurs du vernaculaire : épierrements, baraquas, murgers, murailles néolithiques du génie rural, civil et militaire.
En Égypte, la forme des différentes pyramides en pierre : pyramides à degrés, grandes pyramides lisses, pyramides d’Abousir, sauf les pyramides à texte, est générée par le système constructif utilisé, lui-même induit par les caractéristiques dimensionnelles des matériaux fournis par le site d’implantation. Le choix du site est alors fonction de la présence de matériaux utilisables par rapport à l’outillage à disposition à l’endroit et/ou à l’époque donnée.
Par ordre de l’évolution technique :
Le tumulus de Maes Howe
Le cairn de Barnenez
Le tumulus F
Le tumulus des Mousseaux
Pyramide à degrés de DJESER
Ainsi la pyramide se construit par stades d’accroissement volumique à partir du centre et non pas en empilant des « mastaba du plus grand au plus petit » comme le prétend J. Ph. LAUER, égyptologue.
Pyramide rhomboïdale de SNEFROU
Sommets
Pyramide rouge de SNEFROU
Les 3 Grandes Pyramides
image C6
image C7
Stratigraphie de J. CUVILLIER
qui indique 4 couches différentes superposées avec lesquelles sont construites les trois pyramides selon leur emplacement respectif, dont on observe la présence sur les plateformes alentour. Les stigmates d’extraction par “démisage“, soulèvement avec un bras de levier fiché dans une “boîte” creusée en pied du bloc à extraire, restent visibles, pour ceux qui savent les reconnaître, autour de KHEOPS.Boîtes de démisage
On observe même des reliquats de carrières autour MYKÉRINOS.
Attention : Afin de pouvoir développer cette recherche théorique – et comme la formule du volume de toute pyramide le permet (surface de la base multipliée par la hauteur, divisée par 3), pour simplifier le dessin nous utiliserons un support quadrillé (5/5 mm).
Modélistion théorique de KHEOPS
(g) jaune, (f) rouge, (e) vert.Accroissement pyramidal
avec les couleurs de référence (Gris : niveau -1 ; Jaune : niveau -2 ; Bleu : niveau -3 ; Rouge : niveau -4 ; Vert : niveau -5 et Orange : niveau - 6), permettant de visualiser simultanément leur répartition sur la Coupe-PYR et sur Plan-CAR.).Le Sphinx
LE MASTABA DE KHENTKAWES
Situé au NE du plateau de Gizeh, le Mastaba de KHENTKAWES, reine consort qui aurait été l’une des épouses du Pharaon SNEFROU et mère de KHEOPS, est unique certes mais surtout révélateur de par sa forme archaïque issue de stratification géologique du Plateau et sans doute précurseur des différents ouvrages qui y seront réalisés par ses héritiers KHEOPS, KHEPHREN et MYKERINOS, mais aussi explicatif des reliquats d’emprunt des matériaux constitutifs sur tout le site.
Ce Mastaba est constitué d’un socle naturel (massif erratique détaché du plateau) composé de 2 couches stratigraphiques : (couche g) 12 m de couleur jaune et (couche a) Auversien 6 m de couleur brun ; socle surmonté partiellement d’un ouvrage construit composé de blocs empilés, d’un emprunt partiel à la couche supérieure (a) Auversien.
Mastaba de KHENTKAWES
L’intérêt à porter au socle naturel est la lecture et compréhension de la stratification des différents bancs de hauteurs variées qui le composent, ce qui permet de préciser le régime de fracturation de type 2 « Écartement des fractures proportionnel à l’épaisseur des strates » selon la classification de M. RUHLAND (Recherches sur la fracturation naturelle de roches 1969-1972), régime qui s’applique à tout le Plateau de Gizeh et permet ainsi de reconnaître, et l’ensemble de sa déformation tectonique, et les zones d’emprunt et reliquats.image E4
Mais surtout il va rechercher l’endroit où la couche géologique (g) 12 m – la plus propice à exploiter – affleurait. peut-être même fit-il creuser un puits pour reconnaître les épaisseurs et qualités des couches sous-jacentes (e) et (f) ?
Les chevrons
C’est ce que les “muographes” ont découvert (de façon fortuite, cherchant la rampe hélicoïdale intérieure de Dassault Système) : « Les Grand et Petit Vides ».image F2
Par lettre recommandée avec AR, j’ai demandé à être intégré à cette équipe, je n'ai reçu aucune réponse !GLOIRE à HÉMIOUMOU
maître d’œuvre de la pyramide de KHEOPS
« Opéra Magistral de savoir-faire du génie bâtisseur »
qu’un beau jour de 1990 j’entendis face au Sphinx
au point d’y consacrer le restant de mes jours et mes nuits... !
Le socle de KHEOPS
image G2
En conclusion : la pyramide de KHEOPS « la plus énigmatique » du fait de ses Dispositifs Intérieurs, sera de ce fait même « la plus révélatrice » du système constructif des Grandes Pyramides.
Rendons ici et maintenant hommage à HÈRODOTE d’Halicarnasse en Lydie, le “père de l’histoire”, ainsi qu’aux prêtres égyptiens du Temple de PTAH à Memphis, ses informateurs, qui deux millénaires après la construction de KHEOPS, lui ont révélé ce savoir-faire exceptionnel, que le grand historien a légué à la postérité !
Bien sûr, comme J.-Ph. LAUER me l’a écrit, tous les “rampistes” du monde contesteront toujours, et HÉRODOTE et le “machinisme”, qu’ils ne sauraient considérer. De même que l’archéologie classique, étant donné sa théorie de la rampe frontale la plus simpliste qui soit, oublie la topographie du site (soit 43 m de dénivelé du plateau + 147 m hauteur de la pyramide = 190 m) et la géologie ; elle ignore la provenance et la nature des matériaux constitutifs de la pyramide et de sa rampe annexe, dont le volume s’ajoute à celui de la pyramide qu’il faudra faire disparaître ensuite : « faire et défaire est toujours du travail ».
La rampe annexe
Cette critique peut s’appliquer à toutes les théories “rampistes”.
HÉRODOTE d’Halicarnasse : son origine, sa vie, ses voyages et sa personnalité nous intéressent au premier chef :
image G4
À quelle période a-t-elle été inventée-pratiquée ? L’histoire des mathématiques nous dit que le perse AL KHWARIZMI lui aurait laissé son nom (qui est celui de sa province) au Xe siècle, à Bagdad en Irak.
Dans le long courrier réponse dont il m’a gratifié, en date du 29/02/1997 (publié dans mon livre Le génie des pyramides (pp. 381 à 385), J.-Ph. LAUER, Architecte-égyptologue du CNRS, critique à plusieurs reprise ma proposition :
« Je me permets de douter que les architectes égyptiens de la IVe dynastie, qui étaient encore si éloignés de nos raisonnements mathématiques modernes, aient pu songer à votre système, d’autant qu’aucun indice n’en a été découvert jusqu’à présent. », Ce qui est faux : encore faut-il savoir les reconnaître sur le sol, ce que tout un chacun peut encore voir !
Et de conclure : « Telles sont les critiques que je puis faire de votre intéressante et très ingénieuse proposition, qui, à mon avis, n’aurait pu être à la portée des constructeurs égyptiens de l’Ancien Empire, il y a 4 500 ans ».
Exemple de logistique algorithmique : Creusement “manuel“ d’un canal en RPC à l’époque de la Révolution Culturelle.
Creusement d'un canal en RPC
De quelle époque date ce « savoir-faire de logistique algorithmique induite par la pelle individuelle de chaque ouvrier-prisonnier ? ».
Cette façon de faire est conditionnelle : il faut avoir besoin de faire ce canal, un sol propice, en plaine, beaucoup d’ouvriers, un ordonnancement rythmé, séquencé, ordonné. Ainsi tel une chenille le chantier avance, s’approfondit, s’élargit, les gravats remontés sont déposés sur les côtés : talutés ou aplanis ?
Ce savoir-faire est de toute évidence ancestral et correspond aux civilisations des Grands Fleuves, comme l’Égypte pharaonique depuis l’unification des Haute et Basse provinces, voire même de l’Atlantide – delta du fleuve Igharghar-Triton ennoyé en Mer Pélasgique.
Cet exemple de logistique algorithmique mériterait d’être retrouvé, expérimenté et/ou modélisé comme “Système Intelligent”.
De même la poussée de l’eau n’a pas attendu la découverte du Principe d’ARCHIMÈDE pour traverser le Nil, une bouée de papyrus suffisait depuis toujours ! Et tous les monolithes de granite de la pyramide de KHEOPS, proviennent des carrières d’Assouan, détourés de main d’homme par une tranchée périphérique (et peut-être même boisés pour être emmenés par la crue) jusqu’au pied du Plateau de Gizeh, où se trouve le terrain de golf aujourd’hui, avant d’être hissés sur la rampe construite par anticipation de la construction sur la face Nord (rampe = Couloir Ascendant – Grande Galerie) qui augmentée méthodiquement permettra de tous les mettre en place au-dessus de la Chambre du Roi, ainsi que le chevron de décharge qui les coiffe.