RÉSUMÉ DE LA THÈSE : CONSTRUCTION DE LA PYRAMIDE SUR SA CARRIÈRE, ET LES PREUVES




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A. ÉVOLUTION DES FORMES PYRAMIDALES


Les pyramides d’Égypte sont-elles les plus anciennes ? La question est encore sans réponse ! Quoi qu’il en soit, toutes les pyramides participent du Continuum Technique des “Ouvrages Tumulaires vernaculaires” du monde entier, faits de pierre ou de terre et réalisés par l’Homme : tumulus, dolmen, bazinas, djedar, collines artificielles, pyramides amérindiennes, chinoises, etc., dont le mode générique est explicité par les ouvrages mineurs du vernaculaire : épierrements, baraquas, murgers, murailles néolithiques du génie rural, civil et militaire.

En Égypte, la forme des différentes pyramides en pierre : pyramides à degrés, grandes pyramides lisses, pyramides d’Abousir, sauf les pyramides à texte, est générée par le système constructif utilisé, lui-même induit par les caractéristiques dimensionnelles des matériaux fournis par le site d’implantation. Le choix du site est alors fonction de la présence de matériaux utilisables par rapport à l’outillage à disposition à l’endroit et/ou à l’époque donnée.

Par ordre de l’évolution technique :

B. PYRAMIDE DE KHEOPS – MODÉLISATION THÉORIQUE DE L'ACCROISSEMENT PYRAMIDAL HOMOTHÉTIQUE de la pyramide sur sa carrière (PYR/CAR)


Attention : Afin de pouvoir développer cette recherche théorique – et comme la formule du volume de toute pyramide le permet (surface de la base multipliée par la hauteur, divisée par 3), pour simplifier le dessin nous utiliserons un support quadrillé (5/5 mm).

LE MASTABA DE KHENTKAWES
Situé au NE du plateau de Gizeh, le Mastaba de KHENTKAWES, reine consort qui aurait été l’une des épouses du Pharaon SNEFROU et mère de KHEOPS, est unique certes mais surtout révélateur de par sa forme archaïque issue de stratification géologique du Plateau et sans doute précurseur des différents ouvrages qui y seront réalisés par ses héritiers KHEOPS, KHEPHREN et MYKERINOS, mais aussi explicatif des reliquats d’emprunt des matériaux constitutifs sur tout le site.
Ce Mastaba est constitué d’un socle naturel (massif erratique détaché du plateau) composé de 2 couches stratigraphiques : (couche g) 12 m de couleur jaune et (couche a) Auversien 6 m de couleur brun ; socle surmonté partiellement d’un ouvrage construit composé de blocs empilés, d’un emprunt partiel à la couche supérieure (a) Auversien.

Mastaba de KHENTKAWES

L’intérêt à porter au socle naturel est la lecture et compréhension de la stratification des différents bancs de hauteurs variées qui le composent, ce qui permet de préciser le régime de fracturation de type 2 « Écartement des fractures proportionnel à l’épaisseur des strates » selon la classification de M. RUHLAND (Recherches sur la fracturation naturelle de roches 1969-1972), régime qui s’applique à tout le Plateau de Gizeh et permet ainsi de reconnaître, et l’ensemble de sa déformation tectonique, et les zones d’emprunt et reliquats.
Derrière ce Mastaba, on aperçoit un reliquat naturel (érodé) de couleur brune du même gisement (a) Auversien 6 m que l’on retrouvera un peu plus loin, au même niveau constitutif de la tête du Sphinx 6 m , ainsi que son poitrail taillé dans la couche jaune (g) 12 m pierre à bâtir ; de même que l’on reconnaît à l’horizon ces deux couches jaune et brune qui participent du Temple-Haut de KHÉPHREN, que l’on retrouvera dans le Mastaba G 5000, au point culminant du Plateau au SW.
Tout ceci justifie l’hypothèse de l’emprunt des matériaux constitutifs de chacune des 3 Grandes Pyramides, en Carrière, au pourtour-même et au plus près de leur appareillage en Pyramide (Pyr/Car), selon leur emplacement respectif.
HEMIOUNOU aura bien sûr à connaître la stratigraphie et reconnaître la fracturation naturelle des roches du site des deux réseaux primaires (ouverts) facilement repérables et secondaires diagonaux (fermés), en détourant un massif qui – hors de la contrainte de cisaillement qui les a provoqués – va se détendre et révéler leur présence et leur régime, ce que font les carriers du monde entier et de tous temps !
Tout comme le carrier d’aujourd’hui, il aura cherché à reconnaître, héritier du savoir-faire de ses prédécesseurs, le module moyen exploitable que l’on devait voir sur la falaise (et encore aujourd’hui sur le Sphinx dont on retrouve la couche stratigraphique au monument de KHENTKAWES ainsi qu’au temple haut de KHEPHREN).

image E4

Mais surtout il va rechercher l’endroit où la couche géologique (g) 12 m – la plus propice à exploiter – affleurait. peut-être même fit-il creuser un puits pour reconnaître les épaisseurs et qualités des couches sous-jacentes (e) et (f) ?
Le volume et poids de ce module de calcaire de 2 500 kg, dépassant les capacités manuportables des pyramides à degrés, il inventa cette nouvelle méthode de construction avec cette « machine de levage faite de courtes pièces de bois que l’on déplace et/ou que l’on multiplie » dixit HÉRODOTE, à savoir un bras de levier manœuvré sur un trépied qui soulève un bloc et le pose sur deux blocs d’appui, ce qui réalise un « créneau formant escalier » (formule explicative du dictionnaire grec-français d'A. BAILLY).
Cette méthode est un véritable « système constructif » (itératif et prédictif) qui emprunte les blocs dans la carrière (CAR) au pourtour même de la pyramide (PYR) par étapes et phases correspondantes successives « d’accroissement pyramidal » homothétique (PYR / CAR).

C. LES PREUVES PROBANTES DE CETTE RECHERCHE


GLOIRE à HÉMIOUMOU
maître d’œuvre de la pyramide de KHEOPS
« Opéra Magistral de savoir-faire du génie bâtisseur »
qu’un beau jour de 1990 j’entendis face au Sphinx
au point d’y consacrer le restant de mes jours et mes nuits... !

D. ANALYSES CRITIQUES

En conclusion : la pyramide de KHEOPS « la plus énigmatique » du fait de ses Dispositifs Intérieurs, sera de ce fait même « la plus révélatrice » du système constructif des Grandes Pyramides.
Rendons ici et maintenant hommage à HÈRODOTE d’Halicarnasse en Lydie, le “père de l’histoire”, ainsi qu’aux prêtres égyptiens du Temple de PTAH à Memphis, ses informateurs, qui deux millénaires après la construction de KHEOPS, lui ont révélé ce savoir-faire exceptionnel, que le grand historien a légué à la postérité !
Bien sûr, comme J.-Ph. LAUER me l’a écrit, tous les “rampistes” du monde contesteront toujours, et HÉRODOTE et le “machinisme”, qu’ils ne sauraient considérer. De même que l’archéologie classique, étant donné sa théorie de la rampe frontale la plus simpliste qui soit, oublie la topographie du site (soit 43 m de dénivelé du plateau + 147 m hauteur de la pyramide = 190 m) et la géologie ; elle ignore la provenance et la nature des matériaux constitutifs de la pyramide et de sa rampe annexe, dont le volume s’ajoute à celui de la pyramide qu’il faudra faire disparaître ensuite : « faire et défaire est toujours du travail ».

Tumulus

La rampe annexe

Cette critique peut s’appliquer à toutes les théories “rampistes”.

HÉRODOTE d’Halicarnasse : son origine, sa vie, ses voyages et sa personnalité nous intéressent au premier chef :

E. ALGORITHMIQUE


À quelle période a-t-elle été inventée-pratiquée ? L’histoire des mathématiques nous dit que le perse AL KHWARIZMI lui aurait laissé son nom (qui est celui de sa province) au Xe siècle, à Bagdad en Irak.
Dans le long courrier réponse dont il m’a gratifié, en date du 29/02/1997 (publié dans mon livre Le génie des pyramides (pp. 381 à 385), J.-Ph. LAUER, Architecte-égyptologue du CNRS, critique à plusieurs reprise ma proposition :
« Je me permets de douter que les architectes égyptiens de la IVe dynastie, qui étaient encore si éloignés de nos raisonnements mathématiques modernes, aient pu songer à votre système, d’autant qu’aucun indice n’en a été découvert jusqu’à présent. », Ce qui est faux : encore faut-il savoir les reconnaître sur le sol, ce que tout un chacun peut encore voir !
Et de conclure : « Telles sont les critiques que je puis faire de votre intéressante et très ingénieuse proposition, qui, à mon avis, n’aurait pu être à la portée des constructeurs égyptiens de l’Ancien Empire, il y a 4 500 ans ».

Exemple de logistique algorithmique : Creusement “manuel“ d’un canal en RPC à l’époque de la Révolution Culturelle.

Tumulus

Creusement d'un canal en RPC

De quelle époque date ce « savoir-faire de logistique algorithmique induite par la pelle individuelle de chaque ouvrier-prisonnier ? ».
Cette façon de faire est conditionnelle : il faut avoir besoin de faire ce canal, un sol propice, en plaine, beaucoup d’ouvriers, un ordonnancement rythmé, séquencé, ordonné. Ainsi tel une chenille le chantier avance, s’approfondit, s’élargit, les gravats remontés sont déposés sur les côtés : talutés ou aplanis ? Ce savoir-faire est de toute évidence ancestral et correspond aux civilisations des Grands Fleuves, comme l’Égypte pharaonique depuis l’unification des Haute et Basse provinces, voire même de l’Atlantide – delta du fleuve Igharghar-Triton ennoyé en Mer Pélasgique.
Cet exemple de logistique algorithmique mériterait d’être retrouvé, expérimenté et/ou modélisé comme “Système Intelligent”.

De même la poussée de l’eau n’a pas attendu la découverte du Principe d’ARCHIMÈDE pour traverser le Nil, une bouée de papyrus suffisait depuis toujours ! Et tous les monolithes de granite de la pyramide de KHEOPS, proviennent des carrières d’Assouan, détourés de main d’homme par une tranchée périphérique (et peut-être même boisés pour être emmenés par la crue) jusqu’au pied du Plateau de Gizeh, où se trouve le terrain de golf aujourd’hui, avant d’être hissés sur la rampe construite par anticipation de la construction sur la face Nord (rampe = Couloir Ascendant – Grande Galerie) qui augmentée méthodiquement permettra de tous les mettre en place au-dessus de la Chambre du Roi, ainsi que le chevron de décharge qui les coiffe.

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